La plume et l'encrier

Mes poèmes

Sans titre n°7

le 02/08/2007 à 16h46
Ecoute l’angoisse
Couler au fond de ton cœur,
Regarde-la prendre toute la place
Annoncer tous nos malheurs.

La voilà, auréolée de gloire,
La tête haute, le regard triomphant,
Envahir la beauté de cette histoire,
Elle avance à pas de géant.

Dans son armure étincelante,
Elle renverse les frontières,
Déverse une douleur lancinante,
Son port n’en est que plus altier.

Comment lutter ?
Comment faire face au doute ?
Vas-tu échouer ?
Ne fais-tu pas fausse route ?

Comment refermer cette plaie
Où la peur c’est engouffrée ?
Ne pas hésiter, jamais !
Pourvoir la museler par ta volonté !

Ecoute !  Ecoute encore !
Elle entonne son chant de victoire.
Elle cherche, remplit tout ton corps,
Se love au fond de ta mémoire.

Anéantissant  tes plus beaux souvenirs,
Tes larmes ses mettent à perler.
Ne pourras-tu plus sourire ?
Vas-tu arrêter de pleurer ?

Mais soudain, là, dans le noir,
Une lueur minuscule, vacillante ;
Elle porte le nom d’espoir,
Petite chose, tout hésitante.

Dans un sursaut, tu tends les mains,
Réaction de survie avide.
Tu t’accroches, tu la tiens,
Tu n’as plus peur du vide.

Balayée par ce soudain allié,
L’angoisse disparaît, pour l’instant vaincue.
Ton cœur s’est enfin réveillé,
Ton âme a compris sa bévue.

Enfin le jour se lève sur ta vie,
La lumière prend la place sur les ténèbres.
La somme des peines s’oublie
Et tu ressens une nouvelle fièvre.
Bats-toi, lutte encore et encore !
Tu as tant de choses à partager,
Dévoile-nous tes trésors,
Nous ne pouvons que t’aimer !

Sans titre n°6

le 11/07/2007 à 16h17
Ce poème n'est pas d'actualité puisque je l'avais écrit pour l'anniversaire de mon mari mais il fait partie de ce que j'écris et de récentes découvertes font qu'il a toute sa place ici...

Ce poème, il est pour toi.
Toi, qui fête tes 38 ans.
C’est la colère pour un papa
Renié par ses enfants.

En ce jour d’anniversaire,
Tu espérais un signe
Mais c’est des larmes amères
Que tu verses en restant digne.

Oh, ce texte, elles ne le liront pas
Mais je crie à la face du monde
Cette peine que je n’accepte pas
Leur comportement est immonde.
Certains diront :
« Ce n’est pas leur faute… »,
D’autres m’accuseront
Mais j’ai la tête haute.

Toi qui a toujours tout fait
Pour préserver ta famille,
Tu ne te doutais pas, jamais !
Etre trahi par tes filles.
Elles ont fait le choix de t’oublier,
Ecoutant des mensonges éhontés
D’une femme que tu as trop aimé,
Qui n’a pensé qu’à te tromper.

Tant de haine dans mon cœur,
Tant de colère dans mon âme,
Aujourd’hui c’est avec fureur
Que j’accuse ces dames.

Qu’elles écoutent les voix de la vérité,
Qu’elles fassent preuve d’introspection
Mais de leurs esprits limités,
Ne naîtra aucune réflexion.

Et si mes mots sont durs
De la part d’une maman
C’est que je ne vois qu’un mur
Et toi qui t’y heurtes perpétuellement.

Un jour peut-être, mais trop tard
D’une illumination viendra la conscience,
Des regrets, le pardon et le cafard
Mais il n’y aura que défiance.

Elles perdent doucement leur papa
Pour les mensonges d’une mère possessive.
De toute façon, elles t’oublient déjà,
C’est une rupture définitive.

Et en ce jour anniversaire,
Je t’en supplie, rappelle-toi
Dans une pensée éphémère
Qu’il y a encore Callysta.

Elle, si pleine d’amour pour toi,
Qui subit les conséquences
De demi-sœurs qui ne l’aiment pas
Et c’est mon cœur qui crie vengeance !

Et à l’aube de leur vie de femme,
J’espère qu’elles regretteront
A grand renfort de larmes
Tout le mal qu’elles te font.

J’espère alors qu’au fond de ton cœur
Tu te rappelleras avec justesse
Qu’elles t’ont apporté tant de malheur
Et la puce tant d’allégresse.

Permet-nous de t’embrasser très fort,
De consoler ton cœur meurtri
Pour que ce jour maudit par le sort
Soit balayé de tout dépit.

Sans titre n°5

le 26/06/2007 à 10h01
Terrassée par l'insomnie,
Les yeux ouverts dans le noir,

Je fais le point sur ma vie,
Je scrute le bout du couloir.


Et soudain, surgit la peur,
Mon esprit d'angoisse s'étreint.
L'incertitude envahit mon coeur.
De quoi sera fait demain ?

Je pense à ma fille, mon ange.
Quel sera son avenir ?
Je crains ce monde qui change,
Cette société en devenir.

Tout se bouscule dans ma tête :
Moi, toi, elle, nous !
C'est un peu la hargne du poète
Qui, des profondeurs, crée les remous.

Lentement, minute par minute
S'égrainent les heures de ma nuit
Où coeur et esprit luttent
Pour regagner l'inconscience qui me fuit.

Et doucement se lève le jour
Qui chasse les ombres de la nuit
Où mon ange me donne son amour,
Compensation du sommeil qui m'a fuit.

Sans titre n°4

le 26/06/2007 à 09h42
Reflet de lune
A la surface d'un lac,

Lambeaux de brume
Doucement bercé par le ressac.


 
Ombre de la mort
Fermant ses yeux,

Morceaux de remords

Ayant un goût d'adieu
Le hurlement d'un loup
Vient briser le silence.

Un relent de dégoût
Anime le désir de vengeance.



Que s'est-il passé ?
Pourquoi ce geste malheureux ?

Qui l'aurait poussée ?
N'avait-elle pas mieux ?



Ses longs cheveux à la surface
S'entremêlent aux roseaux.

Elle n'a pas su faire face,
Terrassée par ses fléaux.



Elle semblait forte
Mais s'était une façade,

Maintenant elle est morte,
Emportée par la noyade.



Qui sera responsable ?
Qui pourra assumer ?

Lui dire qu'elle était indésirable

Et qu'elle devait s'en aller.

A jamais sous vos regards
Son corps pâle et inerte

Marquera dans vos mémoires
Une irremplaçable perte.



Pour toujours le reflet de la lune,

Ondulant à la surface du lac,

Envahira de lambeaux de brume
Vos rêves bercés par le ressac.

Sans titre n°3

le 16/06/2007 à 20h41
Une aube nouvelle se lève

Ma vie naît d'un jour nouveau

Les mots au bout de mes lèvres

Sous ma plume deviennent beau.


 

Une porte s'ouvre enfin,

Celle de la prison de mon coeur.

Je redécouvre le matin,

Ses fleurs, ses oiseaux, ses couleurs.

 

 

A nouveau citoyenne de ce pays,

De ce monde créé par l'écriture,

L'inspiration redevient mon amie,

Ma muse, sans cesse repoussant mes murs.

 

 

Et l'encre coule sur la feuille,

Savourant cette nouvelle intimité.

Elle ne rencontre aucun n'écueil

Dans l'océan de ma sagacité.

 

 

Et voilà qu'elle déborde, bondit,

Coule et coule encore !

Adieu rivages maudits !

Avec moi, j'emporte mes trésors !

 

 

Pour qui ?  Pour quoi écrire ?

Quelles raisons y trouver ?

L'amour pourra suffire,

Les sentiments pour tout compléter.

 

 

Le voile du Temple

Enfin se déchire

Pour que chacun contemple

Une part de mes délires.

Sans titre n°2

le 16/06/2007 à 20h29
Ce texte dédié à Casita sans qui je ne me serai probablement jamais remise à écrire...

A l’image du Petit Poucet
Semant ses miettes de pain,
Moi aussi, je cherche le trajet
Pour que mon errance prenne fin.
 
Mais long est le parcours intérieur
Qui mène à la raison,
Améliore la vie pour qu’elle soit meilleure
Et enfin distinguer l’horizon.
 
 
Vers le ciel, je lève la tête
Pour être guidée par les étoiles
Vers cette vie que je vois en rêve
Dont je voudrais lever le voile.
 
 
Soudain, la route s’éclaire,
Tu es là avec ton sourire.
Tu repousses mon silence amer
Pour enfin illuminer mon avenir.

Sans titre n°1

le 16/06/2007 à 20h21
Gouttes sur la vitre
Et larmes sur mon coeur
Le temps passe si vite
Sur la somme de nos malheurs.


Balayés par l'indifférence,
On en oublie les sentiments.
C'est l'au revoir de l'insouciance
Et l'arrivée de nos tourments.


A la recherche du paradis
Nous trouverons l'artificiel
Perdus dans un monde ennemi
Fait de mensonge et de miel.

Individualisme, haine, égoïsme
Sont les maîtres de ces vies !
Violence, colère et égocentrisme,
La politique de leurs envies !

Et dans le brouillard de l'horizon,
Drapé dans le manteau de la honte,
Pandore se fait une raison;
Cette boîte, c'est la colère qui gronde.
Au fond de mon esprit pourtant
Une lueur s'allume.
L'espoir, comme un enfant,
S'y dépose, fragile écume.

Mais les gouttes sur la vitre
Envahissent toujours mon coeur
Et le temps qui passe si vite
N'emporte plus nos malheurs.

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