Ecoute l’angoisse
Couler au fond de ton cœur,
Regarde-la prendre toute la place
Annoncer tous nos malheurs.
La voilà, auréolée de gloire,
La tête haute, le regard triomphant,
Envahir la beauté de cette histoire,
Elle avance à pas de géant.
Dans son armure étincelante,
Elle renverse les frontières,
Déverse une douleur lancinante,
Son port n’en est que plus altier.
Comment lutter ?
Comment faire face au doute ?
Vas-tu échouer ?
Ne fais-tu pas fausse route ?
Comment refermer cette plaie
Où la peur c’est engouffrée ?
Ne pas hésiter, jamais !
Pourvoir la museler par ta volonté !
Ecoute ! Ecoute encore !
Elle entonne son chant de victoire.
Elle cherche, remplit tout ton corps,
Se love au fond de ta mémoire.
Anéantissant tes plus beaux souvenirs,
Tes larmes ses mettent à perler.
Ne pourras-tu plus sourire ?
Vas-tu arrêter de pleurer ?
Mais soudain, là, dans le noir,
Une lueur minuscule, vacillante ;
Elle porte le nom d’espoir,
Petite chose, tout hésitante.
Dans un sursaut, tu tends les mains,
Réaction de survie avide.
Tu t’accroches, tu la tiens,
Tu n’as plus peur du vide.
Balayée par ce soudain allié,
L’angoisse disparaît, pour l’instant vaincue.
Ton cœur s’est enfin réveillé,
Ton âme a compris sa bévue.
Enfin le jour se lève sur ta vie,
La lumière prend la place sur les ténèbres.
La somme des peines s’oublie
Et tu ressens une nouvelle fièvre.
Bats-toi, lutte encore et encore !
Tu as tant de choses à partager,
Dévoile-nous tes trésors,
Nous ne pouvons que t’aimer !







